Vous avez fait des recherches sur le free fight ?
On m'a montré des combats. Moi qui ai fait de la boxe et un peu de pied-poing, dès les premières images, je me suis dit : «Ce n'est pas du sport». Julien Séri, qui a pendant plusieurs années pratiqué une forme de karaté, où le perdant est désigné au KO, m'a dit : «Je te jure, c'est moins violent que la boxe». Je lui ai dit : «Les mecs sont en sang et ils continuent à se taper dessus». En pratiquant, j'ai compris : c'est un jeu d'échecs. En fait, tu es plus près de ton adversaire qu'à la boxe. La boxe, tu es à distance, donc quand tu envoies les coups, tu y mets tout le poids de ton corps. En free fight, comme tu es tout près, tu ne mets pas le poids du corps, tout est dans les gants. Tu prends des coups, donc ça fait mal, mais quand le mec est sur toi en train de t'envoyer des coups, toi tu travailles avec les pieds pour préparer une clé et le retourner. Parfois tu ne travailles que sur un doigt, comme au judo, à la manche, pour bloquer l'autre. C'est de la stratégie. Si ça saigne autant, c'est parce qu'il suffit d'un coup de coude pour t'ouvrir l'arcade sourcilière. C'est impressionnant quand on ne connaît pas, on croit que les gens vont mourir, qu'on a atteint le summum de la sauvagerie, alors qu'ils font de la lutte ancienne. Avec Bertrand Amoussou, j'ai appris à aimer le contact, à chercher des tactiques. C'est épuisant, le coeur fournit un effort en permanence, mais c'est passionnant.
On m'a montré des combats. Moi qui ai fait de la boxe et un peu de pied-poing, dès les premières images, je me suis dit : «Ce n'est pas du sport». Julien Séri, qui a pendant plusieurs années pratiqué une forme de karaté, où le perdant est désigné au KO, m'a dit : «Je te jure, c'est moins violent que la boxe». Je lui ai dit : «Les mecs sont en sang et ils continuent à se taper dessus». En pratiquant, j'ai compris : c'est un jeu d'échecs. En fait, tu es plus près de ton adversaire qu'à la boxe. La boxe, tu es à distance, donc quand tu envoies les coups, tu y mets tout le poids de ton corps. En free fight, comme tu es tout près, tu ne mets pas le poids du corps, tout est dans les gants. Tu prends des coups, donc ça fait mal, mais quand le mec est sur toi en train de t'envoyer des coups, toi tu travailles avec les pieds pour préparer une clé et le retourner. Parfois tu ne travailles que sur un doigt, comme au judo, à la manche, pour bloquer l'autre. C'est de la stratégie. Si ça saigne autant, c'est parce qu'il suffit d'un coup de coude pour t'ouvrir l'arcade sourcilière. C'est impressionnant quand on ne connaît pas, on croit que les gens vont mourir, qu'on a atteint le summum de la sauvagerie, alors qu'ils font de la lutte ancienne. Avec Bertrand Amoussou, j'ai appris à aimer le contact, à chercher des tactiques. C'est épuisant, le coeur fournit un effort en permanence, mais c'est passionnant.
